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Construction immobilier indiceConstruction immobilier indiceLa
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| Construction | Valeur 2005 milliards d'euros | Évolution 2006 (en %) | Valeur 2006 milliards d'euros | |
|---|---|---|---|---|
| Volume | Prix | |||
| Production au prix de base | 205,9 | 3,9 | 5,7 | 226,1 |
| TVA | 19,2 | 4,0 | 6,7 | 21,3 |
| Autres impôts sur production | 0,7 | 2,7 | 0,1 | 0,8 |
| Total | 225,8 | 3,9 | 5,8 | 248,1 |
| Investissement, dont : | 167,5 | 4,3 | 6,2 | 185,6 |
| Sociétés non financières | 45,9 | 6,8 | 6,4 | 52,2 |
| Administrations publiques | 43,7 | 1,1 | 6,3 | 47,0 |
| Ménages | 70,5 | 4,9 | 6,1 | 78,5 |
| Consommation finale | 38,0 | 2,4 | 4,5 | 40,6 |
| Consommations intermédiaires | 21,4 | 3,0 | 4,1 | 22,9 |
| Variations de stock | – 1,0 | – 4,3 | – 1,6 | – 1,0 |
Source : Insee.
* Y compris les logements en résidence (cité universitaire, foyer pour personnes âgées, hôtel, motel, etc.).
Source : Ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables, DAEI-SES : SITADEL.
Note : les logements individuels groupés sont des lotissements.
Source : Ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables, DAEI-SES : SITADEL.
En 2006, 421 000 logements ont été mis en chantier. C’est un nouveau record depuis plus de 25 ans, après une très bonne année 2005 (410 000 logements mis en chantier). Les mises en chantier progressent faiblement pour les logements individuels (+ 0,8 %) alors qu’elles augmentent plus vivement dans l’habitat collectif (+ 4,9 %). Ce ralentissement (+ 2,6 %) des mises en chantier (graphique 2), qui atteignent toutefois un niveau exceptionnel, succède aux fortes progressions des années 2004 (+ 15,3 %) et 2005 (+ 13,1 %).
La demande en bâtiment est telle que les délais des chantiers s’allongent par manque de main-d’œuvre : en 2006, ils atteignent en moyenne 16 mois, soit 20 jours de plus qu’en 2005. Les mises en chantier en date réelle (définition) s’étalent davantage dans le temps, néanmoins les surfaces mises en chantier (graphique 3) progressent vivement en 2006 (8,2 % après + 9,5 % en 2005). Avec 26,9 millions de m2 nouveaux en 2006, les maisons individuelles restent prépondérantes (70 %) dans la
Plusieurs facteurs soutiennent la
Enfin, les dispositifs de soutien à l’investissement locatif contribuent majoritairement à la construction de logements collectifs. En particulier, les nouveaux dispositifs Borloo (encadré 1) s’accompagnent d’amortissements fiscaux incitatifs et d’un environnement bancaire porteur.
D’après les autorisations de permis de construire délivrées en 2006 et début 2007, le nombre de
Prix des logements anciens à partir de 1996.
Sources : Insee, Ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables.
En 2006, les prix des
Dans le même temps le prix dans l’immobilier ancien en centre ville a augmenté encore plus : + 118 % pour les maisons anciennes et + 136 % pour les appartements anciens.
L’offre de crédit reste abondante, à des taux d’intérêt modérés. Les banques offrent maintenant des crédits sur 50 ans pour les moins de 25 ans et sur 40 ans pour les autres jeunes actifs. Cela permet à ces nouvelles générations d’acheter un logement sans apport personnel.
Cependant, le rajeunissement des propriétaires accédants et la
Source : Ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables, DAEI-SES : SITADEL.
En 2006, les surfaces de bâtiments non résidentiels commencés augmentent de 2,1 millions de m2 (+ 5,7 %), après une stabilité en 2005 (– 0,3 %) et une croissance plus modérée en 2004 (+ 3,1 %). Cette reprise cumule les mises en chantier de l’année en cours et celles des années précédentes (graphique 5).
La commande publique de construction neuve de bâtiments non résidentiels atteint en 2006 un niveau record : la construction de bâtiments de santé (4,2 millions de m2 ; + 22,4 %), d’enseignement et de culture (4,2 millions de m2 ; + 6,3 %) est très dynamique. Au total, les mises en chantier liées à la commande de l’État et des collectivités locales augmentent de 13,8 % alors qu’elles avaient diminué en 2005 (– 2,5 %).
L’activité d’entretien-amélioration du logement continue de bénéficier du maintien d’un taux de TVA réduit et des facilités d’accès au crédit pour les ménages : elle augmente de + 1,7 % en volume (après + 1,5 % en 2005).
L’entretien de bâtiments non résidentiels évolue au même rythme (+ 1,7 % en volume). Les administrations publiques soutiennent l’activité avec la hausse de l’entretien de bâtiments scolaires, d’établissements de santé et de bâtiments consacrés à la culture et aux loisirs.
La croissance en volume de l’entretien-amélioration bénéficie à l’ensemble des entreprises de la construction, quelle que soit leur taille et quel que soit le type de bâtiment concerné.
Les travaux publics continuent de bénéficier d’une série de grands travaux entrepris ces dernières années. Pour ne citer que les plus emblématiques, il s’agit notamment du TGV-Est débuté en 2002 ou de la ligne ferroviaire à grande vitesse Perpignan-Figueras commencée en 2005. Ces deux réalisations ont été inaugurées en 2007.
L’investissement des administrations publiques augmente en 2006. Depuis la loi relative à l’organisation décentralisée de la République de 2003, les collectivités territoriales disposent de davantage d’autonomie financière pour investir. Elles réalisent plus de 80 % de l’investissement des administrations en travaux publics.
Le secteur privé joue un rôle important dans l’investissement en travaux publics, il en réalise plus de 50 % depuis 2002. Eiffage, le concessionnaire du viaduc de Millau, a ainsi participé à la mise en place de la ligne ferroviaire à grande vitesse Perpignan-Figueras dans le cadre d’un partenariat public-privé.
Les nouvelles mesures apparues en 2006
La loi du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement réforme en particulier le dispositif Robien créé en 2003.
Pour bénéficier des dispositifs Borloo ou Robien, le logement (neuf ou réhabilité) doit être loué nu pendant 9 ans à titre de résidence principale. Le loyer au m2 est plafonné et dépend de la zone géographique d’implantation du logement.
On distingue les formes suivantes d’aides à l’investissement locatif :
- le dispositif Borloo dans l’ancien s’applique à partir du 1er octobre 2006. Il a pour finalité d’aider les ménages aux revenus modestes ou moyens à se loger dans le parc privé existant. Le propriétaire s’engage à louer son logement à un prix inférieur au prix du marché à des locataires sous conditions de ressources, il bénéficie d’une déduction fiscale ; le propriétaire peut bénéficier d’une subvention de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat pour des travaux ;
- le dispositif Borloo neuf ou populaire s’applique à partir du 1er janvier 2006. Il vise à accroître l’offre locative dans les agglomérations où elle est la plus tendue et à répondre aux besoins des ménages modestes. Il comprend un amortissement fiscal (plafonné à 65 % du montant de l’investissement sur 15 ans) et une déduction fiscale de 30 % sur les revenus bruts ;
- le dispositif Robien recentré s’applique à partir du 1er septembre 2006. Il cherche à accroître l’offre locative en agglomération, avec un amortissement fiscal (plafonné à 50 % du montant de l’investissement sur 9 ans) ; le propriétaire peut louer sans limite de revenus du locataire ;
- le dispositif Robien classique (ex dispositif Robien) s’appliquait jusqu’au 31 août 2006 : il concernait les logements neufs ou réhabilités. Il n’y avait pas de condition de ressources pour le locataire.
De plus, le prêt à 0 % a remplacé en 2005 le prêt à taux zéro (PTZ). Il permet aux nouveaux propriétaires de financer une part de l’acquisition ou de la construction de leur résidence principale. Depuis 2005, il permet de financer l’achat dans l’immobilier ancien. En janvier 2006, les plafonds de ressources ont été fortement augmentés en « zone A » – où les prix de l’immobilier sont les plus élevés. Le remboursement du prêt à 0 % est plus long pour les ménages modestes afin de moins peser sur leur budget. Il est accordé en fonction des ressources de l’emprunteur et de la composition de la famille. Les plafonds de ressources sont différenciés selon trois zones géographiques : Paris et sa proche banlieue, le reste de l’Île-de- France et les autres régions. Il complète les autres prêts bancaires. Les intérêts sont pris en charge par l’État.
Enfin, la TVA à 5,5 % applicable aux dépenses d’entretien et les subventions de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat sont maintenues.
En 2006, la
L’Espagne s’essouffle
En Espagne, 660 000 logements ont été terminés en 2006, soit une légère diminution par rapport à 2005 (668 000). Mais le nombre de logements invendus est important (300 000). Comme 88 % des ménages sont propriétaires de leur logement, l’offre de logement s’adresse prioritairement aux ménages qui ne possèdent pas encore de logement et à ceux qui désirent acquérir une résidence secondaire.
En 2006, les prix ralentissent (+ 6,5 %), alors qu’en 2005 ils avaient fortement progressé (+ 14 % après 17 % en 2004). Depuis 2000, les prix à la construction ont augmenté en Espagne (+ 60 %) deux fois plus vite qu’en France (+ 26 %). Les prix élevés de l’immobilier et les hausses des taux d’intérêt (3,9 % 2006, 3,5 % en 2005) ont découragé les ménages d’investir à partir du quatrième trimestre 2006.
Le Royaume-Uni repart
En 2006, le nombre de logements terminés au Royaume-Uni repart (+ 4,0 %) après avoir faiblement augmenté en 2005 (+ 1,9 %). En 2006, les prix de l’
Reprise en Allemagne
En 2006, 218 000 logements ont été achevés en Allemagne, soit une progression de 7,9 % après le fort recul de 2005 (– 14,9 %). Cette reprise s’accompagne d’une modeste hausse des prix de la construction (+ 2,2 %). Bien que les taux d’intérêt augmentent en 2006 (4,1 % en 2006 ; 3,4 % en 2005) la construction de logements redémarre.
| en % | ||
| Pays | 2005/2004 | 2006/2005 |
|---|---|---|
| Belgique | 5,1 | 14,3 |
| Italie | 9,2 | 12,8 |
| Pays-Bas | 2,6 | 11,9 |
| Danemark | 0,0 | 11,1 |
| France | 12,3 | 11,0 |
| Allemagne | –14,9 | 7,9 |
| Suède | 17,0 | 7,1 |
| Irlande | 12,1 | 4,4 |
| Slovaquie | 18,3 | 4,0 |
| Royaume-Uni | 1,9 | 4,0 |
| Norvège | 25,0 | 3,4 |
| Pologne | 5,6 | 2,4 |
| Autriche | 0,5 | 1,2 |
| Finlande | 10,3 | 0,9 |
| Suisse | 2,7 | 0,0 |
| Hongrie | – 6,4 | 0,0 |
| République tchèque | 1,9 | – 0,6 |
| Espagne | 5,0 | – 1,2 |
| Portugal | – 6,9 | – 14,6 |
| Ensemble | 3,9 | 7,1 |
Source Insee
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